Vingt-huitième Partie: Garçon ou fille ?

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Hey chers lecteurs. Merci d’être là. J’espère que cette nouvelle partie de l’histoire de Ken vous plaira. 

Bisou ! 😘

L’auteure

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Moussou sentit de l’humidité au niveau de son entre-jambe. Confuse, elle sursauta et se leva brusquement. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait.

La chambrette qu’elle occupait avec sa grand-mère, Dorcas, est plongée dans le pénombre mais un jour ingrat  passait à travers les volets.

La petite fille regardait dans tous les sens. Sa grand-mère était sortie. Elle était sûrement allée acheter des biscuits pour le petit-déjeuner.

Moussou Keba entrepris de faire sa toilette seule. À presque 8 ans, elle ne s’était jamais lavée elle-même. C’était toujours Dorcas qui se chargeait de cette tâche comme d’une autre.

La fillette avait comme seule occupation, la demande de l’aumône.
Elle défit son pagne imbibé d’urine, et alla prendre un des camisoles déchirés de Dorcas.

Dans le coin qui leur sert de salle de bain, elle déposa une bassine aux bords cassés et y mit un peu d’eau. Elle prit le morceau de savon et commença à se laver.

L’eau était glacée, ce qui fit grelotter Moussou.
Elle se précipita et sortit après avoir versé un, puis deux pots d’eau sur son maigre corps.

Une pensée lui traversa l’esprit.
Suis-je un garçon ? se demandait elle.
Elle baissa immédiatement la tête et s’examina. Elle était perplexe. Mais ne savait pas si ce qu’elle pensait était vrai ou pas.

Est-ce que toutes les petites filles ont cette chose qui pendouille entre les cuisses ?

Perdu dans ses pensées, elle n’entendit pas sa grand-mère rentrer.
Cette dernière, interloquée, est restée bouche bée devant Moussou qui regardait encore sa propre intimité.

Dorcas toussota et dit : « Qu’est ce que tu fais ? Ah tu t’es lavée apparemment. »
Il n’en fallait pas plus pour faire peur à la petite qui tremblait déjà après sa douche.

Elle ne regardamait pas la vieille dame. Elle attendait les coups et les brimades comme toujours.
Quelle ne fut pas sa surprise quand elle constata que Dorcas n’allais pas la frapper.

La vieille déclara alors sur un ton détaché :« Désormais, tu te laveras seule; tu es assez grande Moussou ».

Moussou allait de surprise en surprise. Dorcas lui remit un paquet.
« Tu porte cette robe. Je l’ai acheté au marché. Nous irons voir quelqu’un cet après-midi. »

« Merci Maam », répondit Moussou sans passion.

Elle ne savait pas ce qui se passait. Mille questions lui trottait dans la tête. Mais elle n’osait pas en parler. Tétanisée, la fillette déballa son « cadeau » et déplia une belle robe blanche. Moussou n’avait jamais rien porté de tel.

Un sentiment mitigé l’animait. Était-elle heureuse, était-elle malheureuse  ? Dorcas la regardait du coin de l’oeil et  avec un sourire narquois.

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Akela se hâtait de rentrer après son cours avec Babou. Ce dernier est très doué pour son âge mais un peu distrait parfois.
Akela se demandait si inattention du garçonnet n’était pas due à l’absence de sa mère.
L’adolescent était le mieux pour comprendre Babou.
Sa mère à lui et à Aline les a abandonnés pendant presque 18 ans.

Il frissonna un peu en pensant à Fari.
Quelle genre de mère est cette femme qui lui a donné la vie ? Machiavélique, sans cœur, sans âme.
Il lui en veut pour tout. Tout ce qui s’est passé pendant son absence et ce qui est en train de se passer…

Le seul réconfort du jeune homme dans ces moments de douleur et de tristesse reste Babou et bien sûr sa sœur jumelle Aline Sitoé.

Cette dernière n’a pas encore rencontré leur mère. Akela craint le pire si cela arrive.
Il n’est pas sans savoir que sa mère et sa sœur ont le même tempérament.
Elle sont très téméraires, revanchardes et sadiques.
Lui, par contre, est plus posé et calme d’apparence. Mais sa mère reste son point faible. Elle sait comme le diriger, comment l’influencer pour qu’il fasse le sale boulot à sa place.

Akela traversa rapidement la route, son sac à dos pendait à l’épaule, son smartphone à la main. Il se dirige vers sa maison cependant un panneau publicitaire attire son attention.
Une jeune fille souriait et tenait un verre de jus à la main.

 Sur l’affiche, très colorée et gaie, Alejandra (puisque c’est d’elle qu’il s’agit) ressemblait à une déesse grecque.
Dans une robe blanche aux broderies multicolores, elle trônait au milieu d’autres jeunes gens. C’est une pub pour une nouvelle marque de jus local.
Alex est plus belle que jamais, pense Akela en entrant dans sa chambre. Il se laissa tomber sur le lit et jeta son sac par terre.

Alex hante ses nuits et ses jours. Il ne se passe un seul jour sans qu’il pense à la brésilienne.
La dernière fois qu’il l’a croisée, c’était à la fac.

Elle était avec Aline comme d’habitude. Alejandra ne l’avait même pas regardé alors qu’il la saluait.
Elle l’a royalement ignoré.

Akela ne sait pas où Alex et Aline passent leurs après-midis après les cours ni se qu’elles font toutefois, il est rassuré de savoir que les filles n’ont pas encore croisé le chemin de Farimata.

Il y a presque 3 mois, quand Fari a retrouvé son fils, ce dernier a fait tout se qui était en son pouvoir pour ne pas avoir affaire avec elle.
Tenace, Fari n’a pas lâché le morceau. Elle l’a harcelé, l’a traqué et a fini par le voir face to face.

Elle jouait les mamans cool et voulait effacer le passé d’un claquement de doigts.
Akela était, bien sûr, sur ses gardes et il n’a jamais voulu rester seul avec Fari plus de 20 minutes.
C’était sans compter sur la persévérance de sa mère.

En effet, tout bascula, le jour où elle l’appela d’urgence, prétextant qu’elle allait lui faire une révélation qui allait changé sa vie et celle de sa sœur.

Fari insista, jura et pleura.

Le jeune homme céda, paniqué et fébrile en même temps. Arrivé à l’hôtel où logeait Fari, Akela eut des nausées.
Un choc physique et psychologique: Une odeur des plus désagréables l’accueille.

De toute sa vie, il n’aurait jamais imaginé une telle atrocité.  Un homme gisait sur la moquette de la chambre d’hôtel. Akela remarqua instantanément qu’il n’y avait pas de sang. Fari assise confortablement sur le lit buvait son café et faisait semblant de lire un magazine.
Akela ne comprenait pas ce qui se passe.

Avant même qu’il n’ouvrit la bouche pour parler, Fari indiqua de la main le balcon.
En fait, la mauvaise odeur venait de là.
Le jeune homme se se dirigea vers la direction indiquée par sa mère comme un automate.
C’était terrible.

Du sang commençait à sécher, et dans un coin le corps d’une femme semblait être décomposition.

A suivre 

***Merci d’avoir lu cette partie. Laissez vos impressions en commentaire. 💋💋💋

Rokhaya

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